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Débat au stand du CNDH : Quelles définitions de la jeunesse ?

‘Jeunesse : Quelle définitions ?’. Le débat au stand du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) placé sous le thème de la jeunesse à la 23ème édition du SIEL ne pouvait mieux commencer. Avant d’aborder une thématique aussi complexe, il fallait d’abord définir ce qu’est un jeune au Maroc. Un exerce auquel se sont volontairement livrés Kamal Mellakh, professeur en sociologie, et Jamal Shaimi, représentant du ministère du sport et de la Jeunesse. Le ton a été d’emblée donné par M. Mellakh, pour qui la jeunesse n’est pas une catégorie d’âge, mais un cycle de vie intermédiaire entre l’enfance et l’âge adulte. Les limites d’âge changent en fonction des contextes et des sociétés, a-t-il dit, aussi, être jeune au Maroc n’est pas la même chose que de l’être en Europe, en Asie ou en  Afrique. Au Maroc, les deux principales conditions de passage à l’âge adulte demeurent le travail et le mariage.

La complexité du terme jeunesse fait qu’il y a plusieurs catégories de jeunes selon le sexe (fille ou garçon) ou selon le lieu de résidence (jeunesse rurale et jeunesse urbaine). La question qui se pose dans ce cas, est comment prendre en considération les besoins spécifiques de chaque catégorie ? Des besoins que l’on peut finalement résumer dans trois grandes équations : emploi et insertion professionnelle, formation et éducation, et participation politique et citoyenneté. La question qui se pose à ce niveau, est-ce que la ou les politiques publiques mises en place par les autorités concernées sont adaptées et permettent de répondre aux besoins de cette catégorie ?

Des interrogations auxquels a tenté de répondre Jamal Shaimi qui a mis en exergue les grandes lignes de la stratégie intégrée pour les jeunes mise en place par le gouvernement. Cette stratégie qui vise la catégorie entre 18 et 29 ans, a pour objectif de promouvoir l’emploi des jeunes, faire des structures du ministère des espaces intégrés de proximité par excellence, promouvoir la participation des jeunes, les droits de l’Homme et la bonne gouvernance.